Le complexe végétalisé, couche par couche
De bas en haut : l'élément porteur, le pare-vapeur, l'isolant, puis un revêtement d'étanchéité résistant aux racines (ou une membrane classique protégée par un écran anti-racines). Au-dessus, une couche drainante et de rétention d'eau, un filtre, le substrat, et enfin les végétaux. Sans protection contre les racines, ou sans drainage correct, la membrane finit percée ou l'eau stagne.
Extensive, semi-intensive ou intensive
La végétalisation extensive (tapis de sedum, substrat de faible épaisseur, faible surcharge, un à deux entretiens par an) convient à de nombreux toits-terrasses, y compris en réfection, sous réserve de la charge admissible. La semi-intensive (graminées, vivaces, substrat plus épais) demande plus de charge et d'entretien. L'intensive, un jardin sur le toit (pelouse, arbustes, parfois petits arbres), demande un substrat épais, une structure dimensionnée pour la porter, un arrosage et un entretien suivis ; elle se prévoit le plus souvent dès la construction. Le choix dépend d'abord de la surcharge que la structure accepte à l'état saturé en eau, vérifiée avant tout projet.
Zones stériles, drainage et évacuations
Nous laissons des bandes stériles (galets) en périphérie, le long des acrotères et autour des émergences et des évacuations, pour l'entretien et la sécurité incendie. Les entrées d'eaux pluviales restent accessibles et protégées par des regards. Un drainage correct et une pente maîtrisée évitent la stagnation qui asphyxie les plantes et fatigue l'étanchéité.
Ce qu'elle apporte
Elle retient une partie des pluies et soulage les réseaux. Elle garde le toit plus frais l'été. Elle protège aussi la membrane du soleil et des chocs thermiques, ce qui l'aide à durer. En construction neuve, elle est souvent demandée au titre de la gestion des eaux pluviales ou du coefficient de biotope.
